Se préparer à un secteur en mutation
Le secteur des solidarités traverse de profonds changements, entre crises internationales et contraintes de financement. Ces évolutions, tout en posant de réels défis, offrent également de nouvelles perspectives pour les futurs diplômés. Le master Solidarités et Transition durable prépare précisément à ces changements en formant de futurs professionnels capables de s’adapter et de relever les défis de ce milieu.
« Les ONG restent un débouché majeur, mais les étudiants peuvent aussi rejoindre des organisations internationales, institutions publiques, associations, fondations, cabinets de conseil ou bailleurs de fonds, explique Noémie Paté, directrice du master. « La formation leur donne les compétences et l’adaptabilité nécessaires pour évoluer avec assurance dans ces différents contextes. »
Pour permettre aux étudiants de s’orienter dans cet environnement riche et complexe, le master les accompagne tout au long de leur parcours. Ils explorent différents sujets, structures et terrains d’action, identifient ce qui les motive et construisent progressivement un projet professionnel clair, en accord avec leurs aspirations.
« En plus des expériences pratiques, nous encourageons nos étudiants à réfléchir aux enjeux plus larges, à questionner leurs pratiques et à adopter une posture analytique vis-à-vis de leur travail et du secteur. Cette combinaison entre action et réflexion leur permet de devenir des professionnels responsables et éclairés, et de s’orienter vers ce qui les motive réellement à l’issue des deux années de formation. »
Accompagner les étudiants vers le monde professionnel
Mettre en pratique, expérimenter, construire son projet... Le master mise sur une formation concrète pour préparer les étudiants à leur entrée dans le monde professionnel. Durant les deux années, ils alternent expériences de terrain et accompagnement individualisé.
Mises en situation et projets pratiques
Ateliers pédagogiques et rencontres avec des professionnels
Les étudiants conçoivent et organisent eux-mêmes des rencontres avec des professionnels du secteur. Ils doivent identifier les acteurs, préparer et conduire les échanges, puis produire une analyse des trajectoires professionnelles et des enjeux du secteur.
Enquêtes de terrain et projets pratiques
Les étudiants réalisent de multiples enquêtes de terrain, individuelles ou collectives, dans le cadre des cours ou des mémoires de recherche. Ces expériences leur permettent d’interagir directement avec les acteurs du terrain, d’analyser des problématiques concrètes et d’articuler observations, apports théoriques et réflexion critique. Elles contribuent également à développer des compétences essentielles comme dans le cadre des présentations orales pour gagner en aisance, ainsi que la communication non violente et professionnelle responsable. Parallèlement, les projets de gestion de projet offrent une maîtrise concrète des outils techniques dès le M1.
Jeux de rôle
Plusieurs cours mettent les étudiants en situation réelle pour développer leur capacité à réagir et prendre des décisions : gestion des conflits, dilemmes éthiques, enjeux de sécurité alimentaire ou projet de plaidoyer. Ces exercices favorisent l’acquisition de compétences pratiques et transversales directement mobilisables dans le secteur.
Stages
La formation comprend également deux stages, qui enrichissent le CV, renforcent les compétences professionnelles et permettent de se constituer un réseau solide dans le secteur.
Accompagnement personnalisé
Tout au long de leur parcours, les étudiants bénéficient d’entretiens individuels avec la directrice de formation, pour un suivi adapté à leurs projets.
Ils suivent également un cours d’orientation professionnelle en M1 et M2, animé par deux professionnelles du secteur, qui les prépare à leurs stages et à leur futur emploi. Le cours couvre la rédaction du CV et de la lettre de motivation, la conduite d’entretien, la posture professionnelle et les stratégies de recherche, afin que les étudiants abordent leur entrée dans le monde professionnel avec confiance et clarté.
Partenariats et immersion
Enfin le master s’appuie sur un vaste réseau d’acteurs de la solidarité internationale, incluant ONG, organisations internationales et structures innovantes.
« Au cours de leur formation, nos étudiants bénéficient de l’intervention de professionnels qui partagent leur expérience et ouvrent l’accès à leurs réseaux. Ils travaillent également sur de vrais projets grâce à des partenariats avec des ONG et participent à une immersion de trois jours au Campus de la Transition en début de M1, pour découvrir concrètement le monde professionnel des éco-lieux ».
Quelques conseils pratiques pour se préparer au secteur
Le secteur de l’humanitaire et de la solidarité internationale est exigeant, mais il offre de nombreuses opportunités. Pour y trouver sa place, il est essentiel de multiplier les expériences et de développer son réseau professionnel.
Volontariat et bénévolat international
Permettent de découvrir différents contextes, d’acquérir une expérience concrète et de renforcer son réseau.
Stages et missions à l'international
Offrent une immersion pratique et préparent efficacement à l’aide humanitaire internationale.
Conseils pour progresser et construire son réseau
« Mon conseil aux étudiants, c’est d’abord de se plonger dans le terrain, à travers des stages, des services civiques, du bénévolat ou tout engagement concret. Ensuite, il faut rester curieux et flexible, car les parcours ne sont jamais linéaires et le secteur évolue vite. »
Construire progressivement son réseau constitue également une étape importante. Échanger avec les enseignants, garder le contact avec les alumni et rencontrer des professionnels au fil des projets permet de mieux comprendre le secteur et de saisir des opportunités.
« Enfin, il s’agit de demeurer dans une posture d’apprentissage et de réflexivité : prendre le temps de comprendre le contexte et les enjeux avant d’agir, pour faire des choix justes et avisés.»
Quels sont les métiers de la solidarité internationale ?
Le secteur de la solidarité internationale offre de nombreux débouchés professionnels. Les diplômés peuvent devenir chargé de projet, chargé de plaidoyer, fundraiser, chargé de communication, spécialiste en marketing solidaire, animateur social ou chargé du développement des partenariats, metiers de responsable RSE. Ces métiers permettent de combiner engagement sur le terrain, gestion de projets et expertise professionnelle.
Secteurs des employeurs principaux
ONG et associations humanitaires
Missions terrain et postes en projets, plaidoyer, communication et fundraising.
Organisations internationales
Principaux employeurs du secteur, elles offrent des missions terrain concrètes et des postes en gestion de projets, plaidoyer, communication et fundraising, permettant de contribuer directement aux actions humanitaires.
Entreprises et fondations d’entreprise
Proposent des postes dans le développement, la prévention des conflits et la promotion des droits humains, avec des missions souvent à l’échelle mondiale et en coordination avec plusieurs partenaires.
Secteur public et collectivités territoriales :
Interviennent dans le mécénat, le développement de partenariats et le financement de projets solidaires, combinant impact social et approche stratégique.
Entreprises et fondations d’entreprise
Recrutent pour des programmes de coopération, projets locaux ou internationaux, incluant coordination, développement durable et partenariats avec des acteurs humanitaires.
Domaines d’intervention
- Droits humains et gouvernance
- Accès à l’eau, alimentation et logement
- Éducation et insertion sociale
- Microfinance et développement économique
- Protection de l’environnement et lutte contre le changement climatique
- Santé et soins d’urgence